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ED 396 - Soutenance de M David NEFZI

Publié le 19 novembre 2020 Mis à jour le 30 juin 2026

Essais sur le rôle du système financier dans la transition vers une économie bas carbone

Date(s)

le 8 juillet 2026

14h00
Lieu(x)

Bâtiment Pierre Grappin (B)

Université Paris Nanterre - bâtiment B  Pierre Grappin - salle B015  René Rémond
M NEFZI David, présente ses travaux en soutenance en vue de l'obtention du diplôme Doctorat Economie

Section CNU : 05 - Sciences économiques

Unité de Recherche : EconomiX

Directrice : Valérie MIGNON, Professeure des universités


Membres du jury

Mme Céline GIMET, Professeur des universités, Sciences Politique Aix
M. Christophe HURLIN, Professeur des Université, Université d’Orléans 
M. Christophe BOUCHER,Professeur des Université, Université Paris Nanterre   
Mme Valérie MIGNON, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre
M. Gunther CAPELLE-BLANCARD, Professeur des Universités, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
M. Jean-Guillaume SAHUC, Professeur associé, Université Paris Nanterre

Résumé

Alors la transition vers une économie décarbonée place le système financier au cœur de la réallocation des capitaux, cette thèse analyse la manière dont le risque de transition climatique se constitue en une information financière pertinente pour les marchés, les banques et les superviseurs. Elle étudie d'abord son incorporation dans le prix des actions, en distinguant rigoureusement les rendements espérés d'équilibre des rendements réalisés sous l'effet des variations de croyances, de préférences et d'attention portée au climat. Déplaçant ensuite l'analyse vers l'intermédiation bancaire, elle examine la transmission de ces signaux en évaluant l'impact des exercices prudentiels de résistance sur le coût du crédit et la recomposition des portefeuilles de prêts. Enfin, elle déploie un cadre prospectif de stress test appliqué aux actions, au sein duquel les trajectoires de prix du carbone issues des scénarios macroéconomiques reconfigurent les choix endogènes d'investissement des entreprises, d'où découlent des valeurs fondamentales conditionnelles et des mesures de risque de portefeuille sous incertitude radicale. L'ensemble de ces travaux démontre que le risque climatique ne s'incorpore pas de manière mécanique dans la sphère financière : il devient opératoire par l'entremise d'une succession de médiations économiques, informationnelles et institutionnelles. Tandis que les marchés agrègent des signaux composites au sein des prix, les banques en tiennent compte de manière sélective dans l’octroi des prêts, la sélection des emprunteurs et la composition de leurs portefeuilles, et les superviseurs contribuent à construire les conventions communes nécessaires à l’évaluation prospective des vulnérabilités. À travers trois chapitres croisant contributions empiriques, théoriques et méthodologiques, cette thèse offre ainsi une lecture intégrée de la finance de la transition vers une économie bas carbone, articulée autour de la formation des prix d'actifs, de l'allocation du crédit bancaire et de la mesure prudentielle du risque sous incertitude radicale

Mots Clés :
Finance verte, Marchés financiers, Gaz à effet de serre, Modèle d'évaluation des actifs financiers.

Mis à jour le 30 juin 2026