• Soutenance de thèse/HDR,

ED 396 - Soutenance de Mme ESTEVES Christine

Publié le 27 novembre 2020 Mis à jour le 6 juillet 2026

Influence des plateformes collaboratives sur la confiance informationnelle en matière de décision stratégique.

Date(s)

le 16 juillet 2026

à 14h00
Lieu(x)

Bâtiment Pierre Grappin (B)

Bâtiment B  Pierre Grappin - Salle B015 René Rémond - Salle B
Mme Christine ESTEVES, présente ses travaux en soutenance en vue de l'obtention du diplôme Doctorat Sciences de Gestion 

Section CNU : 06 - Sciences de Gestion 

Unité de Recherche : CEROS 

Directeur : M Faouzi BENSEBAA, Professeur des Universités Emérite 


Membres du jury

Mme Sophie AGULHON, Professeur des Universités, Université de Aix Marseille  
M. Yvon PESQUEUX,  Professeur Emérite, Conservatoire national des arts et métiers 
M. Mourad CHOUKI , Maître de conférences, Université de Picardie Jules Vernes
M. Joan LE GOFF, Professeur des Universités, Université Paris-Est Créteil
M. Thierry LEVY, Professeur des Universités, Université Paris 8 Vincennes – Saint Denis
M. Faouzi BENSEBAA, Professeur émérite, Université Paris Nanterre 

Résumé :

Dans un contexte marqué par la digitalisation croissante des organisations et l’essor de l’économie de plateformes, les processus de décision stratégique reposent de plus en plus sur la capacité des acteurs à évaluer, interpréter et mobiliser des informations issues d’environnements numériques. La qualité perçue de ces informations, leur légitimité ainsi que la confiance qui leur est accordée deviennent alors des dimensions centrales de l’action stratégique. Cette thèse vise à étudier la confiance informationnelle comme un mécanisme à la fois cognitif et organisationnel. Elle interroge plus particulièrement son rôle dans la prise de décision stratégique au sein des projets de création de plateformes digitales collaboratives. Le cadre théorique mobilisé pour cette thèse repose sur les approches relatives à la confiance, la prise de décision et son processus ainsi que sur l’importance des plateformes digitales comme infrastructure et modèle d’affaires. La méthodologie proposée repose sur une approche qualitative qui a fait l’objet de deux analyses complémentaires selon la méthode des cas à la suite d’un recueil de données combiné de plusieurs outils stratégiques en mode projet dans un contexte de création de plateformes digitales collaboratives. Les résultats ont permis de formaliser un modèle de confiance informationnelle et de montrer que la confiance informationnelle est un mécanisme dynamique qui se construit dans le temps ou le collectif joue un rôle prépondérant. La contribution de cette recherche se décline à plusieurs niveaux : D’un point de vue théorique, elle met en exergue les dimensions constitutives de la confiance informationnelle, permettant ainsi l’élaboration d’un modèle conceptuel destiné à éclairer ses mécanismes et ses effets sur la prise de décision stratégique. Cette contribution participe à une meilleure compréhension des liens entre information, confiance collective et décision stratégique. Sur le plan managérial, ce travail met en évidence le rôle central de la dynamique collective et des stratégies consensuelles dans une activité organisée en mode projet. Il souligne également la prise de décision comme une manifestation concrète du mécanisme de confiance informationnelle tout en soulignant la valeur stratégique de l’information dans la construction de la confiance collective….
 
 
 
Mots clés :  Plateformes collaboratives, Confiance informationnelle, Décision stratégique
 
 
 
MONNOT Julien                                                     Date de soutenance : 01/07/2026
 
Directeur de thèse :
Codirecteur : Christophe BENAVENT, professeur des Universités
 
Laboratoire :CEROS Centre d’Etudes et de Recherches sur les Organisation et la Stratégie
 
Thèse soutenue à l’Université de Paris Nanterre.
 
Personnalité de Marque Dans la transition électrique du secteur automobile
 
Composition du jury proposé :
 
M. Christophe BENAVENT Professeur des Universités, Université Paris Dauphine -PSL 
Mme Sandrine MACé Professeur, Ecole de commerce de Paris  
M. Zoubir ZARROUK Professeur d’enseignement supérieur, Université Mohammed 1er Oujda
M. Camille LACAN Maitre de Conférence - HDR, Université de Perpignan Via Domitia
M. Bernard QUINIOMaître de conférences, Universités Paris Nanterre
 
Résumé :
 
Cette thèse s’intéresse à la personnalité de marque dans le contexte de la transition électrique du secteur automobile français. Les deux premières parties proposent une analyse du concept et de ses méthodes de mesure. Deux arguments sont identifiés dans la littérature. Le premier est psychologique et repose sur une analogie avec le modèle de Fishbein. Le second est plus sémiotique et s’exprime à travers les réplications empiriques du modèle dans des contextes culturels et sectoriels variés. Cette tension entre définition théorique et observations empiriques conduit à un paradoxe : bien que la personnalité de marque soit pensée comme une structure psychologique stable, elle ne s’apprécie empiriquement qu’à travers la cohérence interne des traits ou par une vraisemblance dans un contexte donné. L’analyse de ces deux arguments permet d’éclairer autrement les divergences de résultats observées dans la littérature. La thèse propose de réaligner le concept sur les méthodes lexicométriques et introduit la notion de personnalité discursive de la marque, définie comme un ensemble de régularités linguistiques évaluées comme cohérentes sémantiquement. En conséquence de cette observation théorique, ce travail met en œuvre une analyse textuelle appliquée à deux cas d’étude distincts : Twitter et la presse automobile. La démarche consiste à inférer, à l’aide d’un modèle de langage (LLM) et d’une classification zero-shot, les dimensions discursives du modèle OCEAN directement à partir du discours. Dans le cas de Twitter, l’objectif est d’évaluer l’effet de la personnalité discursive sur la performance des messages. Dans celui de la presse automobile, il s’agit d’en analyser l’impact sur l’évaluation des lecteurs. Les résultats montrent que l’effet de la personnalité discursive dépend du contexte et de la nature du discours. Il apparaît également conditionné : des mécanismes contextuels sont observés selon la marque. Ces observations suggèrent l’existence de dynamiques discursives propres à la transition électrique et soulignent l’intérêt d’aborder la personnalité de marque comme un phénomène sémiotique plutôt que comme un trait psychologique stable. Enfin, les limites des approches d’inférence et des modèles statistiques employés sont discutées et des perspectives sont proposées.


Mots clés : Personnalité de marque, transition électrique, classification zero-shot, OCEAN, Traitement automatique du langage,
 

Mis à jour le 06 juillet 2026