• Soutenance de thèse,

La perspective de l'autonomie. La critique radicale de la représentation et la formation du commun dans l'expérience de l'occupation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Publié le 15 avril 2016 Mis à jour le 4 mai 2018

Mme VERDIER Margot présente ses travaux de recherche sous la direction de M. DUFOIX laboratoire Sophiapol

Date(s)

le 14 mai 2018

à 14h00
Lieu(x)
Bâtiment B (Pierre Grappin)


Salle Bâtiment B - René REOMOND (B016)
Mme Margot VERDIER, présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du Doctorat de Sciences Humaines.

CNU : 19 - Sociologie, démographie

Directeur de thèse :
M. Stéphane DUFOIX, Professeur des Universités

Membres du jury :

M. Patrick CINGOLANI, Professeur des Universités, Paris 7
M. Geoffrey PLEYERS, Professeur d'enseignement supérieur, Université Paris De Leuven (Louvain)
Mme Florence BOUILLON, Maître de conférences, Université Paris 8
Mme Geneviève PRUVOST, Charge de recherche CNRS, E.H.E.S.S
M. Yves SINTOMER, Professeur des Universités, Université Paris 8
M. Stéphane DUFOIX, Professeur des Universités, Université de Université Paris Nanterre.


Résumé

Le mouvement d’occupation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes milite depuis 2009 aux côtés des associations citoyennes et des paysan-ne-s en lutte pour la préservation du bocage menacé par la construction d’un aéroport international. L’organisation sociale de la « Zone d’Autonomie Définitive » repose sur le refus de la séparation du domaine légitime de la délibération, une critique radicale de la représentation qui se prolonge dans une perspective d’émancipation. Cette thèse de sociologie politique explore les effets de la perspective de l’autonomie sur la formation de l’« être-en-commun » des occupant-e-s qui se manifeste dans les formes qu’ielles donnent à leurs processus de socialisation, à leurs échanges économiques et cognitifs, à leurs procédures de décision, aux rapports de pouvoir qui les distinguent et à leurs pratiques de justice. Elle s’appuie sur une enquête ethnographique d’un an (2013-2014) qui m’a permis de confronter les représentations et les pratiques des occupant-e-s à une analyse théorique des modalités de matérialisation d’autres possibles. En réintroduisant une activité de sens dans la théorie des formes sociales que la sociologie des réseaux sociaux emprunte à Georg Simmel, cette thèse souhaite contribuer aux efforts opérés par la science sociale anarchiste pour déconstruire le « préjugé gouvernemental », la croyance en la nécessité d’un ordre et d’une direction. A travers l’étude des controverses qui animent la vie quotidienne des occupant-e-s, j’insiste ainsi sur l’irréductibilité d’un ensemble de tensions qui façonnent une vie sociale fondée non pas contre la différenciation individuelle, mais contre la logique d’intégration qui l’empêche.

 Mots Clés :

critiques de la représentation politique ; autonomie ; commun ; squats ; ZAD ; mouvements sociaux.
 

Mis à jour le 04 mai 2018