• Soutenance de thèse,

Politiques pénales et enfermement carcéral au Cameroun. Socio-anthropologie de la punition en contexte de démocratisation

Publié le 11 octobre 2013 Mis à jour le 16 avril 2019

M. Georges Macaire EYENGA, présente ses travaux, directeur de thèse M. COMBESSIE le 10 mai à 14h

Date(s)

le 10 mai 2019


à 14h00 le 10 mai 2019
Lieu(x)
Bâtiment B (Pierre Grappin)
Bâtiment B Pierre Grappin
Salle Paul RICOEUR (B016)
 
M Georges Macaire EYENGA, présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du doctorat en Lettres & Sciences Humaines

Section CNU: 19 -  Sociologie et Philosophie Politiques

Directeur de thèse : M. Philippe COMBESSIE, Professeur des Universités
 


Membres du jury :

M. Frédéric LE MARCIS, Professeur des Universités - Ecole Normale Sup Lyon Ens DE LYON
Mme Marie MORELLE, Maître de Conférences HDR - Université Paris 1
Mme Florence BERNAULT, Professeur des Universités, Sciences Politiques
M. Pierre SAUVETRE, Maître de Conférences- Université Paris Nanterre
M.Philippe Combessie, Profeseseur des Universités, Université Paris Nanterre.


Résumé 

Pour réprimer le crime qui menace sa sécurité intérieure, chaque société invente des mécanismes punitifs sur la base de valeurs, de croyances et de représentations partagées. Ce fut le cas de l’invention du modèle-prison en Europe au 18e siècle, forme instituée qui bouleverse l’économie des peines tout en affirmant sa capacité à voyager ailleurs. En considérant la prison pénale comme modèle-voyageur, cette thèse analyse son rôle et sa place dans la gestion de l’État au Cameroun. Elle tente d’objectiver deux questions fondamentales de la socioanthropologie de l’enfermement carcéral à savoir « pourquoi » et « comment » celui-ci est mobilisé en contexte de démocratisation. Pour y répondre, l’analyse se consacre à l’historicité des politiques pénales et pénitentiaires. Sont ainsi passés au crible de la réalité, le choc pénal du moment colonial, la réappropriation de la prison par l’État postcolonial, l’avènement de la démocratisation et son impact sur le regard punitif. Par la suite, l’analyse s’intéresse à la construction de l’État pénal dans un contexte d’émergence de ce que certains appréhendent en termes de « société du risque ». À cet effet, elle rend compte du contexte pertinent d’insécurité et des contre-réactions de l’État, des organisations internationales et des associations locales. Enfin, l’analyse dissèque au scalpel les rapports entre la prison et la société libre, et ce faisant, aborde la question des problèmes sociaux qui la minent, des autres lieux de production de la justice, ainsi que les fonctions sociales et politiques qu’elle remplit. Les constats qui se dégagent de cette recherche posent la nécessité pour les sociétés contemporaines de réinventer la punition

Mots Clés :

politique pénale, prison, enfermement carcéral, démocratisation, État pénal, fonction sociale, Cameroun.


 

Mis à jour le 16 avril 2019