• Soutenance de thèse,

Essai sur la transition énergétique : enjeux, valorisation, financement et risques.

Publié le 20 septembre 2016 Mis à jour le 22 juin 2017

Mme Déborah LEBOULLENGER, présente ses travaux de recherche sous la direction de Valérie MIGNON en Economie le 6 juillet 2016.

Date(s)

le 6 juillet 2017

à 09h30
Lieu(x)
<Libellé inconnu>
Mme Déborah LEBOULLANGER, présente ses travaux de recherche Sciences économiques

CNU : 05 – Sciences Economiques

Directeur de thèse :
Mme Valérie MIGNON, Professeur des Universités, Paris Nanterre

Membres du Jury :
M. PATRICE GEOFFRON, Professeur des Universités, Paris 9
Mme Patricia CRIFO, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre.
M. Emmanuel HACHE, Professeur d’enseignement supérieur, IFP School
Mme Valérie MIGNON, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre.
M. Benoît SERVI, Professeur des Universités, Université Nantes
M. Alain TOURDJAMN, Invité

Résumé :
Les acteurs de l’économie mondiale doivent s’engager dans une transition énergétique bas-carbone afin de s’aligner avec les objectifs réitérés lors de la COP21 de limiter les dérèglements climatiques induits par l’activité humaine. Les besoins d’investissements publics et privés sont massifs et courent sur le long terme. La question du financement de cette transition et du rôle du secteur financier et de ses intermédiaires privilégiés – banques et assureurs dans le cas de la France et de l’Europe – est donc cruciale. Dans cette perspective, deux facteurs de réussite sont identifiés pour la réalisation de cette transition ; ils sont l’objet de cette thèse.
En premier lieu, la recherche d’efficacité énergétique, en particulier dans le secteur du logement, premier consommateur en énergie finale est un levier de transition clé pour les économies développées. La réussite d’une transition énergétique bas-carbone est conditionnée par la capacité des acteurs à massifier un marché privé très diffus et fortement intermédié, provenant essentiellement des ménages. En second lieu, il est impératif de réaligner les flux financiers vers des actifs, énergétiques et non énergétiques, compatibles avec un budget carbone limité par la contrainte d’un réchauffement climatique en deçà de 2°.Ces deux facteurs sont traités en trois points qui structurent cette thèse
Il faut d’abord comprendre la nécessité d’adopter une analyse différentiée de la consommation énergétique des ménages, en particulier celle liée à leur logement, dans la recherche d’adéquation des objectifs macroéconomiques avec ceux qui sous-tendent les arbitrages financiers et économiques individuels. Le premier chapitre conduit une analyse par typologie des dépenses énergétiques des ménages et propose une segmentation des comportements microéconomiques des acteurs et du marché de la transition énergétique dans le logement. Il faut ensuite trouver une manière de valoriser les investissements privés dans la transition énergétique, encore aujourd’hui difficiles à massifier notamment lorsqu’il est question de la performance énergétique du logement. Le chapitre 2 propose un modèle issu d’une technique d’optimisation par les fonctions frontières, pour rendre compte de la présence d’une valeur verte sur un marché local du logement privé en France. Enfin il s’agit d’intégrer les multiples risques liés au changement climatique au sein de la cartographie des risques financiers finaux (spécifiques, systématiques et systémiques) qui pèsent sur les institutions financières, dans la conduite de leur activité mais aussi dans l’évaluation du profil de risque de leur bilan. Les intermédiaires financiers mais également les institutions qui les régulent ont un rôle clé à jouer dans l’établissement d’une valeur sociale du carbone endogène aux marchés financiers (chapitre 3).

Mots clés :
Consommation énergétique, secteur résidentiel, effet rebond, méthodes de cluster, valeur verte, fonctions frontières, finance climat, secteur bancaire, stress test climatique, risques climatiques



Mis à jour le 22 juin 2017