• Soutenance de thèse/HDR,
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ED 396 - Soutenance de M Hoel BERGER

Publié le 28 mai 2020 Mis à jour le 16 juin 2026

Religion et fécondité en Afrique subsaharienne

Date(s)

le 1 juillet 2026

à 14h00
Lieu(x)

Bâtiment Pierre Grappin (B)

Université Paris Nanterre - Bâtiment B Pierre Grappin - Salle B015 René Rémond
M Hoel BERGER, présente ses travaux en soutenance en vue de l'obtention du diplôme Doctorat Lettre & sciences humaines

Section CNU : 19- Sociologie, démographie

Unité de Recherche : Centre de Recherches, Sociologiques et Politiques de Paris

Directrice : Mme Carole BRUGEILLES, Professeur des Universités
codirecteur : M. Aurélien DASRE

Membres du jury
  • M. Christophe BERGOUIGNAN, Professeur des Universités, Université de Bordeaux  
  • M. Didier BRETON, Professeur des Universités, Universités de Strasbourg
  • M. Claude DARGENT, Professeur des Universités, Université Paris 8
  • Mme Géraldine DUTHé, Directrice de Recherche, INED  
  • Mme Carole BRUGEILLES, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre
  • M. Aurélien DASRE, Maître de conférences – Université Paris Nanterre
Résume :
L'Afrique subsaharienne est la dernière grande région du Monde à connaitre une forte croissance démographique. Son retard au développement ne permet pas d’expliquer totalement cette spécificité. La religion, vectrice de normes pro natalistes, pourrait être une cause importante de la fécondité élevée de cette région peu sécularisée. Les pratiques religieuses locales peuvent présenter différentes particularités, telles que le culte des ancêtres, des conversions ou du syncrétisme. Cette thèse étudie les liens entre l’affiliation religieuse et la fécondité. Elle se base principalement sur l'exploitation des données EDS de 29 pays subsahariens continentaux. Bien qu’ils présentent des compositions religions diverses, les premières analyses mettent en évidence la forte spatialisation des deux principaux cultes, l’Islam étant surtout présent au Sahel et à l’Ouest ; la Chrétienté au centre et à l’est. De plus, il n’y a que trois pays où les deux religions révélées n’ont des poids démographiques proches. Bien que les différents pays étudiés forment un corpus hétérogène, les musulmanes présentent des niveaux de fécondité plus élevés que leurs compatriotes chrétiennes dans la majorité des cas. Les répondantes se déclarant des religions traditionnelles ou sans religion ont le plus d’enfants. Les deux religions révélées diffèrent également au regard d’autres indicateurs de la fécondité et caractéristiques sociales, tels que la fécondité désirée, la prévalence contraceptive, l’âge au mariage et à la maternité, la situation matrimoniale ou le niveau d’instruction. Puis, des modèles de Poisson permettent de mettre en évidence les effets propres de la religion sur la descendance atteinte. Bien que l’affiliation religieuse influence significativement les comportements reproductifs dans près de la moitié des pays étudiés, les effets d’autres variables, telles que l’éducation, le milieu de résidence ou l’âge au mariage sont beaucoup plus importants. Pour étudier les potentiels effets indirects de la religion sur les comportements reproductifs, la suite des analyses multivariées mobilise des termes d'interactions. Ils testent les effets croisés, sur la fécondité, de la religion et de l'éducation ; puis de la religion et du milieu de résidence. Cette recherche exploite également des données qualitatives, récoltées lors d'un terrain de trois mois en Côte d'Ivoire. Des observations de cérémonies religieuses ont permis de constater que le sujet de la famille y est peu abordé. De plus, les chrétiens interrogés en entretiens ont peu mobilisé d’argumentaires religieux pour expliquer leurs comportements reproductifs. Ces différentes sources amènent à nuancer l’influence de la religion sur la fécondité. D’autres variables, telles que l'éducation ou le milieu de résidence, ont des effets plus importants. Les effets indirects de l’affiliation religieuse sur les comportements reproductifs restent également limités.
 
 
Mots clés : Afrique subsaharienne, Religion, fécondité

Mis à jour le 16 juin 2026