• Soutenance de thèse,

"Les organisations communautaires de femmes afro-américaines à Chicago: Enjeux de l'éducation et de l'ascension social".

Publié le 18 septembre 2015 Mis à jour le 3 novembre 2017

Mme Powell Carrie présente ses travaux de recherche en Anthropologie, ethnologie, directrice de thèse Mme Anne RAULIN le lundi 11 décembre

Date(s)

du 1 novembre 2017 au 11 décembre 2017

 le lundi 11 décembre à 14h00
Lieu(x)
Bâtiment B - salle B015 René Rémond
Mme Carrie POWELL présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du doctorat en lettres & Sciences humaines,

Section CNU :20- Anthropologie, ethnologie, préhistoire.

Directeur de recherche : Mme Anne RAULIN

Membres du jury
Mme Claudine ATTIAS-DONFUT, Directrice de Recherche. E.H.E.S.S 
M Denys CUCHE, Professeur des Universités, Université Paris 5
M Olivier LESERVOISIER, Professeur des Universités, Université Paris 5
Mme Anne RAULIN, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre
M William SITES,  Professeur des Universités, Université de Chicago

Résumé

 
En puisant d’une part dans une tradition propre à la communauté africaine-américaine d’entretenir et d’étendre les liens familiaux et communautaires et d’autre part dans la tradition de l’ « activist mothering », les femmes africaines américaines se sont organisées au sein de leur communauté pour faire face aux problèmes qu’elles rencontrent en société. S’étant fédérées autour des deux combats abolitionniste et suffragiste au cours du 19e siècle et dans les réseaux préexistants des églises afro-américaines, cette solidarité donnera naissance au tournant du XXème siècle à un réseau de clubs de femmes noires activistes. En effet, le mouvement de clubs de femmes noires reposa sur une tradition de self-help, issue de l’idéologie de l’ « uplift ». Cette étude traverse donc le vingtième siècle, jusqu’à nos jours, et décrit les stratégies des réformatrices noires contemporaines, tout particulièrement au sein du West Side Chapter du National Council of Negro Women à Chicago, qui, tout en s’adaptant aux besoins évolutifs de la communauté, illustre des éléments d’héritage et une survivance de leur activisme.
Les femmes afro-américaines organisent leur communauté à travers un processus d’empowerment et se placent dans un double mouvement de changement de conscience des individus et de transformation sociale des institutions. C’est donc un activisme empreint de pragmatisme mais dont la visée est politique. Il doit se comprendre dans la situation d’oppression constante dont sont historiquement victimes les Afro-Américains au sein de la Nation américaine. C’est donc des stratégies de résistance qui sont décrites dans ce travail, qui soulignent la résilience et les ressources des femmes noires en milieu défavorisé.
L’importance de la famille dans les démarches de cette association va illustrer une continuité avec les préoccupations premières des clubs du début du XXème siècle. La forme de famille encouragée par l’association Sankofa Safe Child Initiative met en effet en lumière une circulation facilitée des enfants au sein des familles afro-américaines à l’étude et ce depuis plusieurs générations. Cette « tradition » qui se perpétue sera mise en lien avec les phénomènes de fosterage, courant en Afrique et de par le monde, bien qu’ici en seront spécifiés le mode ainsi que la fonction c’est-à-dire un usage stratégique de la famille au sein de cette communauté pour faire face aux défis qui se posent à elle, particulièrement en milieu hostile.



Mis à jour le 03 novembre 2017