• Soutenance de thèse,

Le petit monde du développement porté par les migrants. Une sociologie de la reconnaissance des « associations de migrants » dans les arènes françaises de la coopération (1981-2014).

Publié le 18 septembre 2015 Mis à jour le 21 juin 2018

Mme Claire VINCENT-MORY Claire présente ses travaux de recherche en sociologie, directeur de thèse M. Stéphane DUFOIX le Anne RAULIN le mardi 3 juillet 2018

Date(s)

le 3 juillet 2018

à 14h00
Lieu(x)
Bâtiment B (Pierre Grappin)
Mme Claire VINCENT-MORY présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du doctorat en lettres & Sciences humaines,

Section CNU :19- Sociologie, démographie.

Directeur de recherche : M. Stéphane DUFOIX

Membres du jury

M Jean-Baptiste MEYER, Directeur d'études. Institut recherche pour le développement
M. Thomas LACROIX, Chargé de recherche - HDR, Université de Poitiers
Mme Johanne SIMEANT-GERMANOS, Professeur des Universités, Ecole Nationale supérieur
Mme Laetitia ATLANI-DUAULT, Directrice de recherche - HDR, Institut de recherche pour le développement
Mme Sylvie CAPITANT, Maître de Conférences, Université Paris 1
M Stéphane DUFOIX , Professeur des Universités, Université Paris Nanterre


Résumé

En croisant analyses d’archives, entretiens et observations ethnographiques, cette thèse fait le récit du processus de reconnaissance des associations de développement auto ou hétéro-désignées comme « de migrants » depuis 1981. Elle retrace dans un premier temps les étapes de l’élaboration, de l’expression, puis de l’audition d’une demande de reconnaissance et de participation aux arènes de la coopération française. Elle examine ensuite les conditions de la prise en main par une alliance institutionnelle et militante d’un nouveau problème public. Un cadre nouveau, celui du « développement porté par les migrants » prend place dans les arènes de la coopération dès 2002. Il se traduit par la fixation d’une grammaire de reconnaissance, de dispositifs d’appui, l’invention d’une nouvelle catégorie d’acteurs - les « OSIM » - et la création d’acteurs collectifs dédiés à leur représentation. Les luttes pour l’institutionnalisation de ce nouveau cadre sont analysées. Face à des logiques globales, nationales et locales hétéronomes, il négocie son autonomie en misant sur la décentralisation et l’adoption des normes technicienne et apolitiques dominantes. Enfin, ce travail analyse les conditions d’une parité de participation des associations de migrants aux arènes translocales de la coopération. En déconstruisant deux évidences politiques, militantes et savantes du « développement porté par les migrants » de l’action « locale » et du « lien communautaire », ce travail explore les rapports inégalitaires et ethnicisants dans les arènes de la coopération française et rend compte d’un « petit monde » caractérisé par un ordre de reconnaissance ambiguë et peu visible.

Mots clés :
reconnaissance, développement, coopération, associations de migrants, OSIM, participation

Mis à jour le 21 juin 2018