• Soutenance de thèse,

Structure des banques, Concurrence et stabilité financière.

Publié le 14 juin 2016 Mis à jour le 24 décembre 2017

Mme Gaelle Tatiana YONGOUA TCHIKANDA, présente ses travaux en Économie sous la direction de Mme Laurence Scialom, ce mercredi 6 décembre à 10h00

Date(s)

le 6 décembre 2017


à 10h00
Lieu(x)
Bâtiment B (Pierre Grappin)
Bâtiment B - Rez de chaussé Salle Paul RICOEUR (B016)

Mme Gaelle Tatiana YONGOUA TCHIKANDA, présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du Doctorat en sciences Economiques.

CNU : 05 - Sciences économiques

Directeur de thèse :
Mme Laurence SCIALOM, Professeur des Universités

Membres du Jury :

M. André CARTAPANIS, Professeur des Universités, Institut d'études politiques
Mme Catherine REFAIT-ALEXANDRE, Professeur des Universités,
Université Besancon France Comté
M. Michel BOUTILLIER, Professeur des Universités, Université Université Paris Nanterre.
M Vincent BOUVATIER, Professeur des Universités, Université Paris 12 Val de Marne,
Mme Laurence Scialom, Professeur des Universtiés, UniversitéParis Nanterre

Résumé :

 

Très souvent comparée à la grande dépression de 1929, la crise économique mondiale des années 2007-2012 a révélé que le système bancaire européen, en particulier, est dominé par des banques trop grosses, trop complexes, mais également trop connectées pour faire faillite. Le risque porté par le système s’avère donc être une composante endogène qui résulte du comportement des acteurs, ce qui met en cause le caractère exclusivement « microprudentiel » de la régulation bancaire qui prévalait dans la période pré-crise. Du fait de leur statut systémique, ces grandes banques jouissent d’avantages de coût de financement moins chers qui constituent des distorsions concurrentielles mais également des problèmes d’aléa moral quant aux incitations qui les poussent à accroitre leur taille. Fort de ce constat, l’objectif de cette thèse est d’analyser comment la déformation de la structure de marché, de la structure des banques et les problèmes de tarification des risques qu’elles induisent affectent la stabilité financière. Elle est structurée en quatre chapitres qui mènent des investigations empiriques réalisées sur un échantillon de banques européennes cotées et couvrent la période 2000-2015. Dans le chapitre 1, nous montrons qu’une augmentation de la probabilité de défaillance individuelle accroit la contribution des banques au risque systémique. Il apparait ainsi que la somme des risques individuels ne représente pas l’ensemble des risques portés par le système mais y contribue. Dans le chapitre 2, nous démontrons que la subvention implicite a le potentiel de diminuer mais également d’inverser l'effet réduction des risques systémiques d'une concurrence accrue. Tandis que dans le chapitre 3, nous établissons que cette dernière a la capacité de distordre et au-delà d’un certain seuil, d’inverser l’effet réduction des risques individuels d’un pouvoir de marché accru. Conjointement, ces résultats soutiennent le consensus selon lequel le risque individuel et le risque systémique généré par les banques ont deux dimensions distinctes. S’il est un fait bien documenté que les subventions implicites distordent la concurrence, il existe également un consensus selon lequel ces dernières encouragent les banques à croitre au-delà de la taille optimale afin de devenir des institutions « trop grosses pour faire faillite » et ainsi bénéficier d’avantages de coûts de financement moins chers. Dans le chapitre 4, nous montrons que les grandes institutions financières identifiées comme systémiques et qui bénéficient d’un avantage de financement moins coûteux contribuent davantage au risque systémique quand elles ont une dépendance accrue au financement sur le marché de gros de la liquidité.



Mots clés :

Stabilité financière, Concurrence bancaire, Subventions implicites, Taille des banques, Structure de financement, Structure de marché, Régulation prudentielle, Risque systémique, Risque individuel, Politique de concurrence, Union Européenne, Réformes structurelles, Union bancaire


 

Mis à jour le 24 décembre 2017