• Soutenance de thèse,

L'accès - ou le non-accès - à la protection des mineur.e.s isolé.e.s en situation de migration. L'évaluation de la minorité et de l'isolement ou la mise à l'épreuve de la crédibilité narrative, comportementale et physique des mineur.e.s isolé.e.s

Publié le 7 décembre 2015 Mis à jour le 17 décembre 2018

Mme PATE Noémie présente sa thèse en science sociale directrice de thèse Mme Elisabeth Claverie

Date(s)

le 17 décembre 2018


à 9h30
Lieu(x)
Bâtiment B (Pierre Grappin)
Univeristé Paris Nanterre
Bâtiment B - Salle Pierre Grappin  (B015)
Salle René REMOND (B015)
Mme Noémie PATE, présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du doctorat en Sciences Sociale


Section CNU: 19 

Directeur de recherche : Mme Elisabeth CLAVERIE, Professeur des Universités


Membres du jury :

M. Jean CORDIER, Professeur des Universités, Université Rennes 1,
M. Frédéric PLANCHET, Professeur des Universités, Université Lyon 1
M. MELLIOS Constantin, Professeur des Universités, Université Paris 1
Mme Yannick APPERT-RAULIN, Professionnel, Crédit Agricole Assurances,  Paris.
M Didier FOLUS, Professeur des Universités, Universités Université Paris Nanterre.

Résumé

Cette thèse cherche à comprendre comment les mineur.e.s isolé.e.s en situation de migration, arrivé.e.s sans représentant légal sur le territoire français, peuvent bénéficier de la protection de l’enfance. Arrivé.e.s sur la scène de l’évaluation de la minorité et de l’isolement, ces jeunes migrant.e.s sont soumis.es à une épreuve de crédibilité narrative, comportementale et physique : ils ou elles doivent dévoiler leurs récits, leurs corps et leurs expressions non verbales en restant à tout prix un « enfant » aux yeux de ceux qui les jugent. Plusieurs questions sont alors posées : comment se construit le jugement de l’âge ? comment se forment les décisions de classement entre les « vrais » et les « faux » mineurs ? comment les acteurs de la protection de l’enfance sont-ils amenés à mobiliser des arguments, critères et justifications qui mènent à des pratiques de « gestion migratoire » ? Pour étudier les pratiques du jugement dans ce contexte d’incertitude qu’est l’évaluation de la minorité et de l’isolement, je propose donc une analyse de la sphère interne institutionnelle.
A partir d’une enquête de terrain réalisée entre octobre 2014 et novembre 2016, d’abord dans un lieu d’évaluation de la minorité et de l’isolement géré par l’association France terre d’asile en région parisienne, puis auprès des différents acteurs de la « distribution » de la protection dans différents départements parisiens, et enfin autour de deux campements urbains auto-gérés par des migrant.e.s, cette thèse interroge, en étudiant le « quotidien » de l’institution, la façon dont les mineur.e.s isolé.e.s sont jugé.e.s, étiqueté.e.s et sélectionné.e.s avant d’avoir accès – ou non – à la protection de l’enfance.


Mots-Clés

mineurs migrants isolés (non accompagnés), France, évaluation de l’âge et de l’isolement, jugement, accès à la protection de l’enfance, sélection

Mis à jour le 17 décembre 2018