• Soutenance de thèse,

Modélisation et Prospective de la demande de mobilité

Publié le 26 novembre 2015 Mis à jour le 27 octobre 2017

M. BOIS Hugo présente ses travaux en Sciences économiques Directeur de thèse M. AYONG LE KAMA Alain

Date(s)

le 6 novembre 2017

à 10H00
Lieu(x)
<Libellé inconnu>
M. Hugo BOIS, présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du Doctorat de Sciences Economiques.

CNU : 05 - Sciences de Economiques

Directeur de thèse :
M. AYONG LE KAMA Alain  Professeur des Universités

Membres du Jury :

M. Yannick PEREZ, Maître de conferences- HDR, Université Paris 11
M. Stéphanie SOUCHE, Professeur des Universités, Université Lyon 2 Lumière
M. Alain AYONG-LE KAMA, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre.
M. Yves CROZET, Professeur des Universités, Université Lyon 2 Lumière.
M. Lionel RAGOT, Professeur des Universiés, Université Paris Nanterre
M. Robert THAI, Invité, PSA Peaugeot Citroën


Résumé :
Aujourd'hui, essentiellement dans les pays développés, nous passons de la propriété à l’usage et donc du transport à la mobilité. La mobilité est au cœur de la vie des gens et la structure ; elle est source d’externalités positives (activité économique, gain de temps, accessibilité géographique) mais aussi négatives concernant l’environnement (pollutions locales, gaz à effet de serre), le social (inégalités face à la mobilité) et l’économie (perte de temps dans les embouteillages). Il convient alors de s’intéresser aux conséquences sur les attentes des individus, des politiques publiques permettant de réduire ces externalités négatives.
Cette thèse, financée par le Groupe PSA, vise à étudier la demande de mobilité à travers la construction des préférences modales. A cette fin, le Processus d’Analyse Hiérarchique est utilisé pour analyser l’importance des attributs caractérisant les modes de transport et les perceptions de ces attributs pour chaque mode de transport. Un traitement économétrique est alors réalisé concernant les attitudes et les perceptions et différents modèles sont comparés entre eux avec et sans contraintes d’accessibilité. Enfin, une taxe carbone est introduite dans notre modèle à travers un choc de perceptions à court terme pour analyser les changements de préférences modales. Un nouveau moyen de transport est également introduit. La combinaison de ces deux éléments est ensuite analysée sous l’angle des parts modales et des émissions de CO2. Le cadre d’analyse ainsi construit permet de simuler des changements à plus long terme. En d’autres termes, il permet de modéliser l’impact de scénarios prospectifs sur les préférences modales. Ce modèle a été délivré au Groupe PSA afin de lui permettre d’affiner la construction de ses scénarios prospectifs ainsi que leurs connaissances sur la demande de mobilité.
Les résultats principaux sont qu’il faut introduire une taxe carbone suffisamment élevée pour impacter significativement et positivement la baisse des émissions de gaz à effet de serre provenant des déplacements. Parallèlement, un nouveau mode de transport situé entre le vélo et le véhicule électrique implique une augmentation de la satisfaction des individus. En conclusion, si l’objectif est et de réduire les émissions de CO2 dues au transport tout en maximisant la satisfaction des individus, notre modèle nous dit qu’une taxe carbone assez élevée incite à l’innovation et permet donc de faire émerger de nouveaux moyens de transports plus propres et mieux adaptés aux différentes attentes des individus.


 


Mots clés:
Mobilité ; Choix Modal; Préférences; Perceptions; CO2; Satisfaction

Mis à jour le 27 octobre 2017