• Soutenance de thèse,

" Les communautés politiques parallèles. Mouvement rastafari et cultures hip hop au Burkina Faso."

Publié le 19 novembre 2010 Mis à jour le 28 novembre 2017

la soutenance de ma thèse en vue de l'obtention du doctorat en sociologie, préparée à l'université Paris Nanterre et au laboratoire de Sociologie, Philosophie et Anthropologie Politiques (Sophiapol) sous la direction de Stéphane Dufoix.

Date(s)

le 1 décembre 2017

à 14h00
Lieu(x)
Bâtiment B (Pierre Grappin)
Bâtiment B
- Salle René Remond  - B015
Rez de Chaussée
Mme LAMAISON -BOLTANSKI Jeanne ses travaux de recherche en vue de l'obtention du Doctorat de Sciences Humaines.

CNU : 19- Sociologie

Directeur de thèse : M. DUFOIX Stéphane, Professeur des Universités

Membres du Jury :

M. Jean-Bernard OUEDRAOGO, Directeur de recherches, E.H.E.SS
M. Richard BANÉGAS, Professeur des Universités, Sciences Politique Paris
Mme Stefania CAPONE, Directrice de recherche, CNRS
Mme Anne RAULIN, Professeur, Université Paris Nanterre
M Stéphane DUFOIX, Professeur, Université Paris Nanterre


Résumé :

À rebours des théories de la mondialisation comme dispositif déterritorialisé, la communauté rastafari de Ouagadougou revendique une identité afrocentrée qu’elle adapte à sa situation africaine. Réclamant haut et fort son identité burkinabè à travers notamment le rappel mémoriel d’une figure politique locale, littéralement iconique, celle de Thomas Sankara, en même temps que son identité africaine mythique construite à partir de la cosmologie rastafari, cette communauté incarne pourtant l’hybridité et la fluidité propres aux définitions de la mondialisation. Construite en opposition à Babylone, le monde des Blancs, l’identité rastafari, née en Jamaïque, émerge aujourd’hui en Afrique. Cette identité, à la fois afrocentrée et transnationale, instaure un rapport complexe aux Occidentaux, qui représentent la Babylone (les « Forces du Mal » dans la Bible) des rasta, étant donné l’importance que revêtent les rencontres avec ceux-ci dans le mode de vie des rasta à Ouagadougou, rencontres prises dans ce que les rasta appellent le « système nassara » (« système blanc »). C’est alors la notion d’ambivalence qui apparaît comme une ressource intéressante pour analyser les négociations entreprises par les rasta burkinabè dans la formation de leur identité, identité souvent accusée soit d’absolutisme racial, soit, au contraire, d’ « occidentalisation ».


Mots-clés

Burkina Faso, Rastafari, Atlantique noir, Afrocentrisme, Identités raciales, Mondialisation.

Mis à jour le 28 novembre 2017