• Soutenance de thèse,

Les plans sociaux successifs, contribution à l’analyse des processus et des parties prenantes : Le cas de l’industrie automobile en France.

Publié le 23 novembre 2015 Mis à jour le 12 décembre 2018

M. Jean Christophe SCILIEN présente ses travaux en soutenance le 14 décembre à 10h00

Date(s)

le 14 décembre 2018

à 10h00
Lieu(x)
Bâtiment B (Pierre Grappin)
Bâtiment B-  Salle Paul Ricoeur


 

M. Jean Christophe SCILIEN, présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du diplôme de doctorat de Science de gestion

CNU: 06 - science de gestion

Directeur de thèse :
M. Philippe DESSERTINE, Professeur des Universités



Membre du jurys

M. Philippe DESSERTINE, Professeur des Universités I.A.E. Paris
M. Éric PEZET, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre
M. Christian PRAT DIT HAURET, Professeur des Universités, I.A.E Bordeaux
M. Frédéric GAUTIER, Professeur des Universités, IAE Paris. 



Résumé
Cette thèse Les restructurations successives se retrouvent au cœur des préoccupations économiques et politiques des chercheurs et de praticiens. Pour la recherche en Sciences de gestion, l’intérêt d’étudier les plans sociaux successifs est élevé, car la véritable nature des processus de changement apparaît au fil du temps, et après plusieurs plans sociaux. Il y a de fait un « avant » plan social, et un « après » plan social… ce dernier est craint par certains, espéré au contraire par d’autres. Parmi ces plans, il en est un de très particulier, qui se fondrait dans le décor si on n’y prenait garde, mais qui se révèle pertinent comme objet de recherche en gestion : le Plan social Successif (ou PSS). Sachant qu’il n’y a de PSS que pour atteindre un but arithmétique de performance et/ou d’équilibre à terme, notre première interrogation se porte sur la valorisation de la dimension sociale du PSS lors de son annonce : les investisseurs tiennent-ils compte des modalités sociales liées aux plans sociaux successifs ? Au sein des PSS, le caractère « socialement responsable » est-il anticipé par les marchés ? Notre seconde interrogation porte sur la sémantique de négociation sociale qui pourrait être spécifique aux PSS, en comparaison avec celle utilisée dans le premier plan social, et/ou des plans précédents. Le lieu de collecte de données empiriques est la réunion de CE : ce terrain doit nous permettre de répondre à notre question de recherche, supposant une différenciation significative entre la négociation d’un plan social initial, et celle d’un PSS. Notre hypothèse est que cette différenciation peut être distinguée par une analyse sémantique, propre à la typologie de Jakobson.
Il faudra ensuite distinguer les questions relatives à la mise en place du PSS et à sa maturité. Une fois mise en place le PSS, amendé ou non, le collectif de travail tendra à se scinder en deux populations distinctes, celle qui adhère encore au projet d’entreprise, et celle qui progressivement perd confiance dans celui-ci. Dès lors, lorsqu’un accord de compétitivité survient, le risque existe que la situation se traduise par un blocage organisationnel total. La phase de maturité du PSS met enfin en relation tous les salariés – survivants comme et ceux embauchés depuis le dernier PSE - et le management local. La dynamique analysée concerne la posture de contre don de ce dernier, qui espère engager un nouveau cycle symbolique avec les salariés. Cette phase s’attache à savoir comment le management prend progressivement conscience des difficultés de l’entreprise à dépasser les dysfonctionnements issues des réorganisations passées, et quelles instrumentalisations il met en œuvre pour remobiliser les survivants.



Mots clés :
 plans sociaux successifs, analyse processuelle, parties prenantes, motivation, contre-don



Mis à jour le 12 décembre 2018