• Soutenance de thèse,

La couverture des risques extrêmes de catastrophes naturelles: Analyse théorique et empirique.

Publié le 1 avril 2016 Mis à jour le 6 janvier 2017
Date(s)

le 9 janvier 2017

à 14h30
Lieu(x)
Bâtiment G (Maurice Allais)
Salle G 614 6ème étage
Mme Naima ZAWALI présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du doctorat en Sciences Economiques (Cotutelle)


Section CNU: 05 - Sciences économiques

Directeur de recherche : Mme Meglena JELEVA, Professeur des Universités
Codireteur : Mme Saloua BEN AMMOU, Professeur d'enseignement Supérieur

Membres du jury :

M. Mouez FODHA, Professeur des Universités, Université Paris 1
Mme Saloua BEN AMMOU, Professeur d'enseignement supérieur, Université Sousse Tunisie
Mme Johanna ETNER, Professeur des Universités, Université Université Paris Nanterre
Mme Meglena JELEVA, Professeur des Universités. Université Université Paris Nanterre
M Mounir SMIDA, Professeur d'enseignement supérieur, Universités Sousse Tunisie

Résumé:

L’objectif de cette thèse est de mener une réflexion sur les systèmes de couverture des risques de catastrophes naturelles en accordant une place particulière à la perception que les agents économiques ont des caractéristiques de ces risques. Il s’agit d’une part de mieux comprendre les déterminants des systèmes de couverture existant dans le monde et des comportements individuels, et d’autre part de comparer les différentes formes d’intervention publique face à ces risques
Nous proposons d’abord une étude empirique dont l’objectif est d’élaborer une typologie des pays en fonction de leur système de couverture du risque d’inondation basée sur des variables macroéconomiques. Il apparaît que système public d’assurance inondation est dominant dans les pays à faible revenu avec des régimes hybrides et autoritaires. Le système mixte, combinant une couverture d'assurance privée avec de l'intervention publique, est principalement appliqué dans des pays riches avec des régimes démocratiques. L'exposition au risque d’inondation ne semble pas jouer un rôle important dans le choix du système d’assurance. Nous étudions ensuite les spécificités de la demande d’assurance contre les risques naturels en menant une étude expérimentale sur la disponibilité à payer pour s’assurer contre des risques naturels et standards dont les caractéristiques financières sont identiques. Nous mettons en évidence une différence significative de disponibilité à payer entre domaines de risque que nous expliquons par une variable émotionnelle.
Nous nous intéressons enfin à l’impact de différentes formes d’intervention publique sur les comportements d’assurance individuels en fonction de la perception des risques. Pour cette analyse théorique, nous nous basons sur l’article de Charpentier, Le Maux (2014). Pour prendre en compte une plus grande diversité dans la perception des risques, nous supposons que les préférences des individus sont représentées par le modèle Rank Dependant Utility de Quiggin (1982).

Nous montrons notamment que certaines interventions de l’Etat ne peuvent être efficaces que sur des individus dont la perception du risque n’est pas trop éloignée de la probabilité objective de sa réalisation. De plus, le coût de certaines mesures incitatives peut être très variable en fonction de la population ciblée.

Mots clés : Assurance des risques naturels, demande d’assurance, perception des risques, modèle d’espérance d’utilité dépendant du rang, analyse en composantes principales



Mis à jour le 06 janvier 2017