• Soutenance de thèse,

Les sens de la liberté d’expression: Socio anthropologie comparative des campus de, Berketey et de Nanterre.Appropriations, retournements, récupérations, recompositions et prolongements des mémoires collectives du FREE SPEECH mouvement du 1964

Publié le 20 septembre 2016 Mis à jour le 1 février 2019

M. RIDLEY Simon, présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention d'un Doctorat en Sociologie, directrice de thèse Mme RAULIN Anne, le vendredi 8 février Titre: Les sens de la liberté d’expression : Socio anthropologie comparative des campus de, Berkeley et de Nanterre. Appropriations, retournements, récupérations, recompositions et prolongements des mémoires collectives du FREE SPEECH mouvement du 1964 et du mouvement du 22 mars de 1968

Date(s)

le 8 février 2019


à 14h00
Lieu(x)
Bâtiment B (Pierre Grappin)
Bâtiment B - Pierre Grappin
Salle Paul RICOEUR (B016)
M Simon RIDLEY, présente ses travaux de recherche en vue de l'obtention du diplôme Doct Lettre & sciences humaines

CNU : 19 Sociologie- Démographie

Directeur de thèse :

Mme Anne RAULIN, Professeur des Universités


Membres du Jury :


Mme Minoo MOALLEM, Professeur d'enseigment supérieur, Universités de californie - Berkeley.
M. Matei CANDEA, Directeur d'études – Université of Cambridge,
Mme Anne RAULIN, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre
M. Christian TOPALOV, Directeur d'Etudes, CNRS - EHESS
M. Christian LAVAL,Professeur des Universités, Université Paris Nanterre
Mme Caroline ROLLAND-DIAMOND, Professeur des Universités, Université Paris Nanterre

Résumé :

L’université est une des institutions les plus fortes de l’époque moderne. Lieu d’élection de la contestation, elle peut se retrouver à présent la cible d’attaques sans précédent de l’extrême droite, en particulier aux Etats-Unis. Cette thèse vise à suivre un conflit de définition par le biais d’une ethnographie multisituée, avec comme terrain de recherche la liberté d’expression sur les campus universitaires. En partant d’une sociologie historique comparative du Free Speech Movement de 1964 à Berkeley et du Mouvement du 22 Mars de 1968 à Nanterre, une approche socio-anthropologique permet d’examiner une dualisation des mémoires collectives des mouvements étudiants des années 1960. Suivant une démarche inductive, je voyage avec mon terrain dont l’étude inclut une immersion au sein de plusieurs groupes révolutionnaires, l’observation des rites commémoratifs, des attentats, d’une diversité de pratiques autonomes, et s’étend jusqu’à l’inauguration de Trump et le retournement de la liberté d’expression par des groupes d’extrême droite, la montée en puissance de l’alt-right et ses spectacles/meetings sur les campus, provoquant une série d’émeutes urbaines. La contextualisation systématique et radicale, la pratique et la généalogie de l’archive, le savoir vécu, alliés à une approche comparatiste latérale, engagent à un travail historique sur l’institution universitaire. À rebours des thèses du capital humain, de la démocratie comme libre marché des idées, je retrace la question de l’émancipation, suivant la création d’une « génération civique » après 1944, jusqu’à son retournement numérique. Cette ethnographie politique incite à (re)penser la sociologie et la pédagogie critique comme contre-discours face à une culture anti-intellectuelle, pour rendre possible une culture commune de l’intelligence démocratique, un héritage choisi et réfléchi.

Mots-Clés :  alt-right ; discours critique ; ethnographie multi-située ; Mai 68 ; militantisme ; racisme


Mis à jour le 01 février 2019